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Quartiers prioritaires : « Il faut repenser les projets au regard de la situation » (O. Klein, ANRU)

Paris - Publié le jeudi 7 mai 2020 à 11 h 48 - n° 182525 Malgré le doublement du financement du NPNRUNPNRUNouveau programme national de rénovation urbaine de 5 à 10 Md€ en 2018, « il faut repenser les projets au regard de la situation et mieux accompagner », indique Olivier KleinOlivier Klein, maire de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et président de l’ANRUANRUAgence nationale pour la rénovation urbaine lors d’un webinaire sur la crise sanitaire dans les quartiers populaires, organisé par News Tank Cities, le 05/05/2020, avec Emmanuelle CosseEmmanuelle Cosse, présidente de Coallia Habitat, Ahmed BouzouaïdAhmed Bouzouaïd, responsable du groupe de travail « Entrepreneuriat pour tous » de BPI France, Laurianne DeniaudLaurianne Deniaud, consultante en ingénierie urbaine et sociale, Laurène ChesnelLaurène Chesnel, vice-présidente de la CNCDHcncdhCommission nationale consultative des Droits de l'homme, et Philippe ArchiasPhilippe Archias, directeur innovation du groupe Chronos.

Le « logement social n’est pas un épouvantail. Il y a des besoins rapides et partout. L’ANRU doit jouer son rôle dans cette question », dit Olivier Klein. Selon Emmanuelle Cosse, présidente de Coallia Habitat, « celles et ceux qui ont travaillé pendant le confinement sont la première ligne, souvent éligible au logement social ». Ces travailleurs clés « doivent être logés au cœur des villes et pas en périphérie », estime l’ex-ministre du logement. S’il ne s’agit pas d’impulser des mesures spécifiques pour les quartiers prioritaires, il « faut mettre en œuvre des politiques qui s’attaquent durablement à la pauvreté ».

En matière d’accès aux soins, « les habitants de ces territoires étaient en plus mauvaise santé, avaient plus de difficulté à se soigner, ce qui est un facteur aggravant », indique Laurène Chesnel, vice-présidente de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme. La CNDCH souhaite un « plan de santé prioritaire ».

Pour accompagner les entrepreneurs et les repreneurs, des dispositifs pour les QPVQPVQuartiers prioritaires de la politique de la ville, qui ne seront pas portés directement par la BPI, sont « en cours de structuration », déclare Ahmed Bouzouaïd. « Si nous voulons atteindre les entrepreneurs des quartiers, il faut mobiliser les associations, les centres sociaux, faciliter l’accès à l’offre et animer des communautés ».
© D.R.
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Replay du webinaire (05/05/2020) - 1h41

Covid-19 dans les quartiers populaires : crise sanitaire et sociale

« Le confinement est bien respecté et les habitants aussi sont héroïques, alors que les appartements sont trop petits, les parties communes insalubres », indique Olivier Klein, président de l’ANRU et maire de Clichy-sous-Bois. En Île-de-France, 25,4 % des ménages vivant en QPV résident dans un logement suroccupé et 18 % des ménages en Provence-Alpes Côte d’Azur, selon l’Insee. Le taux dépasse 35 % dans des quartiers prioritaires. « Dans les quartiers populaires, la crise sanitaire s’est transformée en une crise sociale extrêmement importante », dit Olivier Klein. L’arrêt des cantines, de certaines distributions de premières nécessité, la fermeture des marchés alimentaires, la disparition des emplois précaires « a mis les familles en grande difficulté ».

« Les opérateurs traditionnels » ont pu redémarrer leur activité mais ce sont « très vite retrouvés débordés par le nombre de familles » les sollicitant, ajoute Olivier Klein. « Le 15 mai, la 1e aide du Gouvernement arrivera. Ce qui est loin au regard des urgences vécues par les habitants ».

  • L’attribution d’une aide exceptionnelle de solidarité liée à l’urgence sanitaire pour les ménages modestes est prévue par décret. 150 € seront versés aux bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), de la prime forfaitaire pour reprise d’activité, de l’allocation équivalent retraite (AER) ou du revenu de solidarité (RSO). S’ajoutent 100 € par enfant à charge pour les bénéficiaires du RSA, de l’ASS, de la prime forfaitaire pour reprise d’activité, de l’AER, du RSO ou des APL.

Dans ces quartiers, la part des personnes sous le seuil de pauvreté, quand il est fixé à 60 % du niveau de vie médian, est de 44 %, selon l’ONPV.

Logement, précarité, santé et éducation : engagements à prendre pour les habitants

Logement : abonder les Fonds de solidarité

Avec cette crise, la question du mal logement « ressort », indique Laurène Chesnel, vice-présidente de la CNCDH. « En temps normal, on peut fuir le logement par les lieux mis à disposition des collectivités locales notamment et les situations de surpeuplement deviennent difficile à vivre », dit-elle. « L’enjeu est de prendre des engagements pour les habitants de nos quartiers, nous avons des obligations », indique Olivier Klein. En matière de logement, « il faudra abonder les Fonds de solidarité logement », pour les familles précaires, craignant une expulsion locative.

Mettre en œuvre les politiques qui s’attaquent « durablement à la pauvreté »

La « leçon à tirer de la crise est que les amortisseurs sociaux pour les plus précaires ne sont pas suffisants », indique Olivier Klein. « Il est nécessaire de réfléchir à plusieurs outils pour ces habitants et d’accélérer les politiques publiques, en matière de renouvellement urbain », selon le président de l'ANRUANRUAgence nationale pour la rénovation urbaine. S’il ne s’agit pas d’impulser des mesures spécifiques pour les quartiers prioritaires, il « faut mettre en œuvre des politiques qui s’attaquent durablement à la pauvreté », estime Emmanuelle Cosse, présidente de Coallia Habitat. « Ces quartiers ont moins de services publics, de professeurs, d’accès à la justice, à la sécurité ».

« L’enjeu dans la sortie de l’épidémie est la question du vivre-ensemble, d'être capable de reconstituer les bases d’un socle social pour le vivre-ensemble. Le terme de solidarité nationale n’est pas un vain mot, surtout quand on a les moyens de la mettre en œuvre », Emmanuelle Cosse.

Renforcer l’accès aux soins

Sur l’accès aux soins, Olivier Klein rappelle que « 40 % de la population n’a pas de médecin traitant » à Clichy-sous-Bois. Les centres médicaux municipaux ont « pu jouer un rôle d’amortisseur important ». En sortie de crise, « il faudra tirer toutes les leçons, pour offrir des réponses ». 

Les déséquilibres d’accès aux soins révélés par la crise « viennent d’un déséquilibre territorial de l’offre de santé », indique Laurène Chesnel. « Les habitants de ces territoires étaient en plus mauvaise santé, avaient plus de difficulté à se soigner, ce qui est un facteur aggravant ». La CNCDH souhaite « un plan de santé prioritaire ».

« La question des masques est aussi un enjeu alors qu’ils ne sont pas mis à disposition gratuitement et que la population des quartiers est dépendante des transports en commun », selon Laurène Chesnel.

École : gérer la reprise et préparer la rentrée 2020

En période de fermeture des écoles, l’accès au numérique est « essentiel », indique Olivier Klein. Après des dons d'ordinateurs, des demandes de clés 3G auprès des opérateurs téléphoniques, le maire de Clichy-sous-Bois estime que des « mesures simples et peu coûteuses », sont possibles.

La reprise de l’enseignement « fera reposer des efforts sur les collectivités territoriales pour le périscolaire, le nettoyage des locaux. Il est nécessaire d’aider celles non équipées », dit Laurène Chesnel. 

Le maire de Clichy-sous-Bois plaide pour ne pas fermer des classes à la rentrée scolaire 2020, poursuivre les dédoublements entrepris. 300 000 élèves étaient concernés à la rentrée 2019 par les dédoublements de classes de CP et CE1. « Il faut un plan pour que les meilleurs fonctionnaires aient envie d’enseigner dans ces quartiers », ajoute Olivier Klein. En octobre 2019, une prime de fidélisation des fonctionnaires exerçant en Seine-Saint-Denis, a été annoncée par le Premier ministre Édouard Philippe.

Le rôle de l'ANRUANRUAgence nationale pour la rénovation urbaine et du logement social

« L’ANRU prendra sa place, y compris dans le plan de relance », indique Olivier Klein. Malgré le doublement du financement de l’ANRU de 5 à 10 Md€, « il faut repenser aux projets au regard de la situation ».

« Avec le renchérissement attendu des chantiers, il va falloir augmenter la voilure dans les mois et années qui viennent ».

« Chacun doit prendre ses responsabilités pour construire des logements. Le logement social n’est pas un épouvantail. Il y a des besoins rapides et partout, l’ANRU doit jouer son rôle sur cette question. L’Agence doit réfléchir aux démolitions et reconstructions qui sont très longues, alors que les réhabilitations peuvent être plus rapide », ajoute Olivier Klein.

  • Améliorer la qualité de vie des travailleurs clés

Sans espace extérieur privatif, avec des difficultés d’accès à la nature, une mauvaise isolation des logements, « les QPV ont tous les inconvénients de la ville dense sans ses avantages comme l’accès aux mobilités et aux services », indique Laurianne Deniaud, consultante en ingénierie urbaine et sociale.

Selon elle, il faut se poser la question de la « multi-fonctionnalité de nos territoires » et de la façon de ramener de l’emploi de l’emploi et « pas de manière artificielle comme avec les zones franches urbaines », dans les QPV. Jusqu’ici, « dans les documents d’urbanisme, on ne parle pas de proximité, de ville du quart d’heure ». Pour améliorer la qualité de vie, Emmanuelle Cosse plaide pour « remettre des fonds sur le savoir urbain et les compétences d’aménagement, au nom de la puissance publique ». Elle juge nécessaire la mise en place « de crédits de recherche pour nous aider à penser la ville de demain ».

« Les travailleurs clés doivent être logés au cœur des villes et pas en périphérie ».

« Celles et ceux qui ont travaillé pendant le confinement sont la première ligne, souvent éligible au logement social », ajoute Emmanuelle Cosse.

Entreprenariat : dispositifs en cours de structuration pour les QPVQPVQuartiers prioritaires de la politique de la ville

Il faut retenir que cette crise « frappe les quartiers plus fortement qu’ailleurs », indique Ahmed Bouzouaïd. Pour la reprise, il sera nécessaire de « mettre des moyens avec l’ensemble des partenaires pour permettre au potentiel de s’exprimer ».

  • Des dispositifs pour les QPV, qui ne seront pas portés directement par la BPI, sont « en cours de structuration », visant à accompagner les entrepreneurs et les repreneurs. « Si nous voulons atteindre les entrepreneurs des quartiers, il faut mobiliser les associations, les centres sociaux, faciliter l’accès à l’offre et animer des communautés », poursuit-il.

Selon Laurianne Deniaud, l’urgence sociale souligne l’importance « de soutenir les acteurs de l'économie sociale et solidaire dans les quartiers où la question des emplois aidés devra être reposée ».

« Malgré nous les quartiers sont envisagés comme des sas de transition »

« Malgré nous les quartiers sont envisagés comme des sas de transition »

« Avec l’ANRU, on voit que les quartiers ont changé mais la situation ne bouge pas », estime Ahmed Bouzouaïd, responsable du groupe « Entrepreneuriat pour tous » de la BPI. « Les habitants qui quittent ces quartiers laissent leur place à des gens qui ont des situations encore plus compliquées et malgré nous, les quartiers sont envisagés comme de sas de transition », ajoute-il.

• Dans la métropole du Grand Paris, un tiers des arrivants en QPV vit sous le seuil de pauvreté, selon l’Insee.

L’absence de locaux d’activité disponibles dans les quartiers prioritaires, conduit ces entreprises « à quitter les quartiers », selon lui. 

Numérique : renforcer la médiation

Les quartiers prioritaires « ne sont pas une zone blanche » du numérique. Selon Philippe Archias, directeur innovation du groupe Chronos, il s’agit de « s’intéresser aux pratiques numériques des habitants des quartiers ». « Le travail de médiation doit être plus visible et la présence physique doit s’opérer en complément de la dématérialisation avec des tiers lieux, ouverts, sans catégorisation et peu institutionnalisés ». Il s’agit de « faire évoluer les pratiques de médiation, des types de formation à la culture du numérique, de renforcer les acteurs de proximité par des moyens, notamment dans la commande publique vers de la formation et de la médiation ».

Emmanuelle Cosse

Fiche n° 34352, créée le 22/02/19 à 15:56 - MàJ le 13/06/19 à 10:31

Emmanuelle Cosse

Date de naissance : 15/11/1974

Parcours Depuis Jusqu'à
La Coop Foncière Francilienne
Administratice Mai 2019 Aujourd'hui
Mai 2019 Aujourd'hui
Coallia Habitat
Présidente Février 2019 Aujourd'hui
Février 2019 Aujourd'hui
MTEV Consulting
Dirigeante Décembre 2017 Aujourd'hui
Décembre 2017 Aujourd'hui
Région Île-de-France
Conseillère régionale Mars 2010 Aujourd'hui
Mars 2010 Aujourd'hui
Ministère du Logement et de l'Habitat durable
Ministre Février 2016 à Mai 2017
Février 2016 Mai 2017
Europe Écologie Les Verts
Secrétaire nationale Novembre 2013 à Février 2016
Novembre 2013 Février 2016
Région Île-de-France
Vice-présidente chargée du Logement Mars 2010 à Décembre 2015
Mars 2010 Décembre 2015
Act Up
Présidente 1991 à 2001
1991 2001
Êtablissement & diplôme Année(s)
Droit public économique
DEA 1997 - 1997
1997 1997

Olivier Klein

Fiche n° 28634, créée le 06/02/18 à 15:06 - MàJ le 07/06/19 à 10:30

Olivier Klein



Parcours Depuis Jusqu'à
Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine
Président Novembre 2017 Aujourd'hui
Novembre 2017 Aujourd'hui
Ville de Clichy-sous-Bois
Maire Octobre 2011 Aujourd'hui
Octobre 2011 Aujourd'hui
Ville de Clichy-sous-Bois
Premier adjoint, chargé de la politique de la ville et du renouvellement urbain 2001 à 2011
2001 2011
Communauté de communes puis Communauté d'agglomération de Clichy-sous-Bois Montfermeil
Vice-président, chargé des équipements publics communautaires et de la politique de la ville 1997 à 2011
1997 2011
Ville de Clichy-sous-Bois
Premier adjoint, chargé de l’enfance et de la jeunesse 1995 à 2001
1995 2001

Laurène Chesnel

Fiche n° 39338, créée le 27/04/20 à 15:56 - MàJ le 27/04/20 à 16:05

Laurène Chesnel



Parcours Depuis Jusqu'à
Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme
Vice-présidente Mai 2019 Aujourd'hui
Mai 2019 Aujourd'hui
Inter LGBT
Délégation familles Septembre 2017 Aujourd'hui
Septembre 2017 Aujourd'hui
Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme
Représentante d'ONG Novembre 2015 Aujourd'hui
Novembre 2015 Aujourd'hui
Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme
Vice-présidente (branche État de droit et libertés) Septembre 2017 à Novembre 2018
Septembre 2017 Novembre 2018
Inter LGBT
Experte en communication Septembre 2011 à Septembre 2016
Septembre 2011 Septembre 2016
Êtablissement & diplôme Année(s)
École des hautes études en sciences sociales
Master en histoire 2007 - 2008
2007 2008
Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne
Licence en histoire 2005 - 2007
2005 2007

Laurianne Deniaud

Fiche n° 29006, créée le 22/02/18 à 11:29 - MàJ le 06/05/20 à 18:54

Laurianne Deniaud

Date de naissance : 29/03/1982

Parcours Depuis Jusqu'à
.
Consultante en ingénierie sociale et urbaine 2020 Aujourd'hui
2020 Aujourd'hui
Ville de Saint-Nazaire
Première adjointe au maire en charge du logement, de l'urbanisme et de la participation des habitants Mai 2014 à Juin 2019
Mai 2014 Juin 2019
RésO Villes
Présidente 2014 à 2017
2014 2017
Ministère de la Ville
Cheffe de cabinet du ministre de la ville Mai 2012 à Novembre 2014
Mai 2012 Novembre 2014
Fédération Léo Lagrange
Vice-présidente 2008 à 2012
2008 2012
Mouvement des jeunes socialistes
Présidente 2009 à 2011
2009 2011
Mairie d'Épinay-sous-Sénart
Cheffe de projet politique de la ville 2007 à 2009
2007 2009
Êtablissement & diplôme Année(s)
Université Paris 7 - Diderot
Master, aménagement et gestion, développement du territoire 2007 - 2008
2007 2008
Université de Nantes
Maîtrise scientifique et technique, intervention et développement social 2006 - 2007
2006 2007
Université de Nantes
Licence, droit et science politique 2000 - 2004
2000 2004

Ahmed Bouzouaïd

Fiche n° 39436, créée le 06/05/20 à 18:34 - MàJ le 06/05/20 à 18:44

Ahmed Bouzouaïd



Parcours Depuis Jusqu'à
Bpifrance
Responsable du groupe de travail "Entrepreneuriat pour tous" Novembre 2018 Aujourd'hui
Novembre 2018 Aujourd'hui
MDT Formation
Directeur du développement 2017 à 2019
2017 2019
Transdev
Consultant en stratégies 2016 à 2018
2016 2018
MUSE D.Territoires
Directeur 2010 à 2016
2010 2016
Engie
Consultant 2008 à 2009
2008 2009
Êtablissement & diplôme Année(s)
Conservatoire national des arts et métiers
Certificat ESS et innovation sociale 2013 - 2013
2013 2013
HEC Paris
Certificat entrepreneuriat 2011 - 2011
2011 2011
Institut d'urbanisme de Paris
Master d'urbanisme, aménagement et développement durable 2007 - 2009
2007 2009
Université Paris Dauphine
Master de recherche en sociologie 2006 - 2008
2006 2008

Philippe Archias

Fiche n° 39435, créée le 06/05/20 à 18:26 - MàJ le 06/05/20 à 18:33

Philippe Archias



Parcours Depuis Jusqu'à
Chronos Auxilia
Directeur innovation et recherche Juin 2017 Aujourd'hui
Juin 2017 Aujourd'hui
Sciences Po Paris
Enseignant master stratégies territoriales et urbaines Septembre 2015 Aujourd'hui
Septembre 2015 Aujourd'hui
Algoé
Manager senior Avril 2016 à Septembre 2017
Avril 2016 Septembre 2017
Algoé
Manager Mars 2015 à Mars 2016
Mars 2015 Mars 2016
ASTREES
Directeur des projets 2011 à 2014
2011 2014
Res publica
Consultant chef de projets 2008 à 2011
2008 2011
Fondation pour la recherche sociale
Responsable d'études 2004 à 2007
2004 2007
Ministère du Travail
Chargé de mission 1998 à 2003
1998 2003
Êtablissement & diplôme Année(s)
Sciences Po Paris
Doctorat en socio économie 2000 - 2003
2000 2003

Fin
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