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Exclusif Cœur de ville : « Chiffre consolidé de 1,034 Md€ fin 2019 dont 250 M€ de l'État » (R. Mouchel-Blaisot)

Paris - Publié le jeudi 23 janvier 2020 à 12 h 21 - n° 173254 « Le chiffre de 690 M€ investis sur les 5 Md€ du programme Action Cœur de Ville, cité par Julien Denormandie en octobre 2019 à Arras, correspondait à un bilan provisoire à septembre 2019. Le dernier trimestre a amplement poursuivi cette dynamique, ce que la ministre Jacqueline GouraultJacqueline Gourault a souligné dans ses vœux à Villes de France le 21/01/2020, en dévoilant le chiffre consolidé de 1,034 M€ à fin 2019 », indique à News Tank Rollon Mouchel-BlaisotRollon Mouchel-Blaisot, directeur du programme Action Cœur de ville, le 22/01/2020.

Le programme Action Cœur de Ville, visant à revitaliser le centre-ville de 222 villes moyennes, utilise une enveloppe de 5 Md€. Elle comprend : 1,7 Md€ de la Banque des TerritoiresBanque des Territoires (1 Md€ en fonds propres, 700 M€ en prêts), 1,5 Md€ d’Action LogementAction Logement, 1,2 Md€ de l’ANAHANAHAgence nationale de l'habitat et un fléchage des dotations d’investissement de l'État par les préfets. « Il y a un partage très équilibré entre l’État, la Banque des Territoires, Action Logement et l’Agence nationale de l’habitat. Les villes terminent tout juste une phase de diagnostic, d’étude, d’élaboration de projets. Il est naturel que les dépenses d’ingénierie représentent une part encore importante des engagements financiers. Mais non majoritaire. Action Logement a engagé de gros volumes de financements hybrides prêts/subventions dans 115 villes. La Banque des Territoires a investi en fonds propres dans des projets structurants. L’ANAHANAHAgence nationale de l'habitat cofinance les chefs de projet et a dopé ses interventions. L’État n’est pas seulement animateur de cette politique publique, il y contribue massivement. Au 31/12/2019, près de 250 M€ de financements de l’État ont contribué à des projets spécifiquement Action Cœur de ville dans les 222 villes » (via les DETRDETRDotation d'équipement des territoires ruraux - créée en loi de finances 2011 : fusion de la dotation globale d’équipement et de la dotation de développement rural, destinée aux communes & EPCI ruraux , DSILDSILDotation de soutien à l'investissement local - votée en loi de finances chaque année, crédits DRAC…).

« Le programme Action Cœur de ville est intégré à l’ANCTANCTAgence nationale de la cohésion des territoires et pourra bénéficier de son appui administratif et fonctionnel. Notre force de frappe sera augmentée. Les villes Action Cœur de ville sont désormais éligibles à ce dispositif très opérationnel pour des restructurations commerciales et nous allons conduire, dans les prochains mois, des visites conjointes dans les villes qui ont sollicité son concours. En mutualisant nos forces au sein de l’ANCT, nous espérons mieux répondre collectivement aux demandes des collectivités ».

Rollon Mouchel-Blaisot répond aux questions de News Tank.
Rollon Mouchel Blaisot, Préfet, Directeur du programme Action Cœur de Ville - © BB
Rollon Mouchel Blaisot, Préfet, Directeur du programme Action Cœur de Ville - © BB

« Au-delà du nombre, ce qui est important, c’est la cohérence d’ensemble »

La ministre Jacqueline Gourault a annoncé, lors des vœux de Villes de France, 1 Md€ débloqués sur les 5 du programme Action Cœur de ville, contre 690 M€ en octobre 2019. Comment expliquez-vous cette accélération ?

Le chiffre de 690 M€ investis sur les 5 Md€ du programme Action Cœur de ville, cité par Julien Denormandie en octobre 2019 à Arras, correspondait à un bilan provisoire, à septembre 2019. Le dernier trimestre 2019 a amplement poursuivi cette dynamique, ce que la ministre Jacqueline Gourault a souligné dans ses vœux à Villes de France, le 21/01/2020, en dévoilant le chiffre consolidé de 1,034 M€ à fin 2019.

Nous sommes entrés dans la phase  opérationnelle du déploiement du programme après un investissement important en ingénierieOutre la pertinence du programme Action Cœur de ville, en résonance avec les aspirations de nos compatriotes, il y a plusieurs raisons à cette accélération. Tout d’abord le portage politique de cette priorité gouvernementale vers les territoires par les hautes autorités de l’État a été constant, ce qui permet d’avancer. Il y a le volontarisme des villes elles-mêmes qui, tout en finalisant leur projet par voie d’avenant et d’ORTORTOpération de revitalisation de territoire - Contrat de revitalisation des centres-villes entre l'État, l'intercommunalité, la ville principale, les villes et partenaires publics et privés, créé par la loi ELAN du 23/11/2018, ont sans attendre engagé des actions significatives. La spécificité du programme Action Cœur de ville est qu’il s’appuie sur les projets décidés par les collectivités, ce qui permet une forte réactivité. Nous sommes entrés dans la phase opérationnelle du déploiement du programme après un investissement important en ingénierie. Il y a une forte mobilisation de l’État et des partenaires financiers pour accompagner très concrètement les collectivités, je pense au réseau préfectoral avec les DDTDDTDirection départementale des territoires (représentant aussi l’ANAHANAHAgence nationale de l'habitat) ainsi qu’aux directions régionales de la Banque des territoiresBanque des Territoires ou d’Action LogementAction Logement. Tout le monde a été à pied d’œuvre au dernier semestre 2019, auprès de chaque ville, chaque maire, chaque directeur de projet. Enfin, l’enrichissement du programme, tant de la part des modalités d’intervention des partenaires que par d’autres initiatives (déploiement d’antennes locale du CNAMCNAMConservatoire national des arts et métiers, Réinventons nos cœurs de ville…), a contribué à cette dynamique. Plus généralement, il aide à redécouvrir les atouts de ces villes. Dans les enquêtes récentes, les villes moyennes sont de plus en plus plébiscitées.

Connaissez-vous la ventilation du montant consolidé parmi les financeurs (ANAHANAHAgence nationale de l'habitat, Action Logement, Banque des Territoires, DSILDSILDotation de soutien à l'investissement local - votée en loi de finances chaque année…) et la nature des fonds engagés ? Sont-ce des prêts, des fonds propres, des cofinancements, des aides à l’ingénierie… ?

Au 31/12/2019, près de 250 M€ de financements de l’État ont contribué à des projets spécifiquement Action Cœur de ville dans les 222 villesIl y a un partage très équilibré entre l’État, la Banque des TerritoiresBanque des Territoires, Action LogementAction Logement et l’Agence nationale de l’habitatAgence nationale de l'habitat. Les villes terminent tout juste une phase de diagnostic, d’étude, d’élaboration de projets. Il est donc naturel que les dépenses d’ingénierie représentent une part encore importante des engagements financiers. Mais non majoritaire. Action Logement a engagé de très gros volumes de financements hybrides prêts/subventions dans 115 villes. La Banque des Territoires a investi en fonds propres dans des projets structurants. L’ANAH cofinance les chefs de projet et a dopé ses interventions. L’État n’est pas seulement animateur de cette politique publique, il y contribue massivement. Au 31/12/2019, près de 250 M€ de financements de l’État ont contribué à des projets spécifiquement Action Cœur de ville dans les 222 villes (DETRDETRDotation d'équipement des territoires ruraux - créée en loi de finances 2011 : fusion de la dotation globale d’équipement et de la dotation de développement rural, destinée aux communes & EPCI ruraux , DSILDSILDotation de soutien à l'investissement local - votée en loi de finances chaque année, crédits DRACDRACDirection régionale des affaires culturelles…). Il ne faut pas oublier le déploiement des ORTORTOpération de revitalisation de territoire - Contrat de revitalisation des centres-villes entre l'État, l'intercommunalité, la ville principale, les villes et partenaires publics et privés, créé par la loi ELAN du 23/11/2018 qui donnent des moyens supplémentaires tels l’aide fiscale Denormandie pour l’acquisition-rénovation de logements anciens, la régulation de l’urbanisme commercial, les nouveaux outils d’aménagement…

Savez-vous ce que cela représente comme nombre de projets et d’actions soutenus ? Combien de villes ont pu recevoir des fonds pour leurs projets ?

Au-delà du nombre, ce qui est important c’est la cohérence d’ensembleToutes les villes ont reçu des fonds Action Cœur de ville. Concernant les projets, on en avait dénombré près de 4000 mais ce chiffre augmentera avec la finalisation des conventions définitives. Lorsque nous les aurons toutes, nous veillerons à bien distinguer des animations ponctuelle des lourdes et longues opérations de restructuration d’immeubles. Au-delà du nombre, ce qui est important, c’est la cohérence d’ensemble.

Avez-vous un retour d’expérience sur les typologies de projets soutenus ? Y-a-t-il des domaines qui se dégagent particulièrement (revitalisation des commerces, transition écologique, logement, mobilités…) ?

Les projets opérationnels qui démarrent se concentrent surtout sur la rénovation de l’habitat avec 30 000 logements concernésLes projets opérationnels qui démarrent se concentrent surtout sur la rénovation de l’habitat avec 30 000 logements concernés, le patrimoine sur lequel portent 500 actions directes ou indirectes, l’offre culturelle et la restructuration d’espaces commerciaux. Mais nous observons aussi des opérations très intéressantes dans le domaine des mobilités, de la nature en ville ou de la création de nouveaux services. Chaque collectivité Action Cœur de ville est accompagnée dans sa réflexion stratégique sur la meilleure implantation possible des équipements dans une cohérence d’aménagement d’ensemble. Par exemple, il est plus pertinent de situer une antenne universitaire en ville plutôt qu’en périphérie. Ce qui est frappant, c’est que, dans ces villes à taille humaine, l’innovation est très développée.

Que change la création de l’ANCTANCTAgence nationale de la cohésion des territoires au 01/01/2020 ? L’EparecaEparecaÉtablissement public national d'aménagement et de restructuration des espaces commerciaux et artisanaux - Opérateur foncier de soutien aux commerces en QPV, dissous et intégré à l'ANCT, le 01/01/2020 va-t-il intervenir dans les villes cœur de ville au soutien des commerces comme il le fait pour les QPVQPVQuartiers prioritaires de la politique de la ville ?

Nous travaillions déjà très bien avec l’équipe de l’Epareca et cela va se renforcer avec son intégration dans l’ANCTComme la ministre Jacqueline Gourault l’a rappelé, Action Cœur de ville a en quelque sorte préfiguré une nouvelle méthode d’appui aux territoires, globale, partenariale et déconcentrée. Le programme Action Cœur de ville est intégré à l’ANCTANCTAgence nationale de la cohésion des territoires et pourra bénéficier de son appui administratif et fonctionnel, notre force de frappe va en être très renforcée. Nous travaillions déjà très bien avec l’équipe de l’EparecaÉtablissement public d'aménagement et de restructuration des espaces commerciaux et artisanaux, et cela va se renforcer avec son intégration dans l’Agence. Les villes Action Cœur de Ville sont éligibles à ce dispositif très opérationnel pour des restructurations commerciales et nous allons conduire, dans les prochains mois, des visites conjointes dans les villes qui ont sollicité son concours. En mutualisant nos forces sous l’égide de l’ANCT, nous espérons mieux répondre collectivement aux demandes des collectivités.

Rollon Mouchel-Blaisot
Fiche n° 30132, créée le 19/04/18 à 17:15 - MàJ le 20/11/18 à 09:58

Rollon Mouchel-Blaisot



Parcours Depuis Jusqu'à
Ministère de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales
Directeur du programme "Action Coeur de Ville" Mars 2018 Aujourd'hui
Mars 2018 Aujourd'hui
Mission auprès du délégué interministériel à la sécurité routière
Préfet Octobre 2017 à Mars 2018
Octobre 2017 Mars 2018
Association des maires de France et des présidents d'Intercommunalité
Directeur général 2010 à 2017
2010 2017
Terres australes et antarctiques françaises
Préfet Septembre 2008 à 2010
Septembre 2008 2010
Arrondissement de Saint-Germain-en-Laye
Sous-préfet Septembre 2005 à Septembre 2008
Septembre 2005 Septembre 2008
Préfecture de la région Limousin
Secrétaire général pour les affaires régionales Février 2003 à Septembre 2005
Février 2003 Septembre 2005
Arrondissement de Libourne
Sous-préfet Février 2001 à Février 2003
Février 2001 Février 2003
Consulat général de France à Melbourne
Consul Juillet 1997 à Janvier 2001
Juillet 1997 Janvier 2001
Ministère des Affaires étrangères
Chef de cabinet Novembre 1995 à Juillet 1997
Novembre 1995 Juillet 1997
Préfecture du Jura
Secrétaire général Juin 1994 à 1995
Juin 1994 1995
Préfecture des Hautes-Alpes, du Maine-et-Loire, puis de la Région Rhône-Alpes
Directeur de Cabinet 1988 à Juin 1994
1988 Juin 1994
Secrétariat d’État, chargé de la Jeunesse et des sports
Conseiller chargé des relations avec le Parlement Mars 1986 à Mai 1988
Mars 1986 Mai 1988

• Né le 19/06/1959 à Carteret (Manche). Titulaire d’une maîtrise de droit des affaires (transport international aérien et maritime). Diplômé de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris, section service public.


Ministère de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales
Fiche n° 6221, créée le 09/01/18 à 06:12 - MàJ le 06/07/20 à 19:31

Ministère de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales

• Ministère en charge des politiques du logement, de la ville et de l’aménagement des territoires
• Création : octobre 2018 (remaniement) : Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales ; 2017 : Cohésion des territoires
• Budget (2020) :
- 18,8 Md€ en autorisations d’engagement, dont 15 Md€ pour la mission Cohésion des territoires et 3,8 Md€ pour la mission Relations avec les collectivités territoriales
- 18,6 Md€ en crédits de paiement, dont 15,1 Md€ pour la mission Cohésion des territoires et 3,5 Md€ pour la mission Relations avec les collectivités territoriales
• Ministre de la Cohésion des territoires : Jacqueline Gourault
Ministre chargée de la politique de la ville  : Nadia Hai
• Contact : Agnès Callou, conseillère communication et presse
• Tél. : 01 40 81 21 22



Ministère de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales
20 avenue de Ségur
75007 Paris - FRANCE
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Fin
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