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« Gageons que ce nouvel environnement fera grandir notre modèle d’avant crise » (C. Knapik, Batigère)

Paris - Publié le vendredi 19 juin 2020 à 12 h 00 - n° 186180 Le groupe BatigèreBatigère, bailleur citoyen, soutient le tissu économique local en préservant la santé économique et la pérennité des entreprises pour qu’elles puissent être au rendez-vous de la reprise d’activité. Face à cette crise sanitaire sans précédent, le groupe s’est fortement mobilisé pour permettre d’en limiter l’impact économique auprès de nos prestataires et entreprises partenaires. Sur l’aspect immobilier, une cellule de crise a été constituée dès le 1e jour du confinement pour engager immédiatement les actions imposées par l’urgence sanitaire. 2 axes prioritaires ont été rapidement définis : comment maintenir l’activité, même en « mode dégradé » ? Comment assurer la reprise économique au travers d’un plan d’action ambitieux et innovant ?, écrit Claude KnapikClaude Knapik, président du directoire du groupe Batigère, dans une tribune adressée à News Tank, le 10/06/2020.

À mi-mai 2020, nous avions près de 35 % des chantiers en cours de redémarrage et une estimation proche de 80 % à fin mai. Dans le cadre de ce plan de soutien à l’activité s’ajoute des mesures fortes visant à poursuivre au mieux les études de projets dans un contexte « non présentiel » (faisabilité, autorisations d’urbanismes, consultations…). Nous avons adapté nos procédures internes en la matière pour que les instances décisionnaires puissent parfaitement délibérer et que les signatures des documents contractuels soient assurées.En matière de consultation d’entreprises, nos commissions d’appels d’offres ont pu être maintenues en visioconférence. Le groupe s’étant déjà organisé pour la dématérialisation des offres, une parfaite continuité de services a été mise en place pour attribuer les nouveaux marchés, permettre la délivrance des ordres de services et démarrer au plus tôt les chantiers.

Le sujet des mobilités douces, qui peut conduire à revoir les obligations d’urbanisme en matière de construction de parkings, onéreux à réaliser, est à repenser. Le déploiement du télétravail qui semble se profiler sur le territoire de manière durable même après la crise, outre l’équipement du logement, pose la question d’un développement immobilier en dehors des grandes métropoles : habiterons nous toujours demain au plus près de notre lieu de travail ? La disponibilité du foncier, son prix et souvent la qualité de vie nous obligent à reconsidérer cet aspect. Cette épidémie sera le déclencheur de nouvelles réflexions.

Gageons que ce nouvel environnement fera grandir notre modèle « d’avant crise », en levant quelques verrous administratifs, fiscaux et financiers pour construire plus vite, encore mieux et dans l’objectif de plus de citoyenneté au cœur de nos territoires.

Voici la tribune de Claude Knapik.
Claude Knapik - © D.R.
Claude Knapik - © D.R.

2 axes prioritaires rapidement définis

Le groupe Batigère, bailleur citoyen, soutient le tissu économique local en préservant la santé économique et la pérennité des entreprises pour qu’elles puissent être au rendez-vous de la reprise d’activité. Face à la crise sanitaire sans précédent, le groupe s’est fortement mobilisé pour permettre d’en limiter l’impact économique auprès de nos prestataires et entreprises partenaires. Sur l’aspect immobilier, une cellule de crise a été constituée dès le premier jour du confinement pour engager immédiatement les actions imposées par la situation d’urgence sanitaire. Deux axes prioritaires ont été rapidement définis :

  • Comment maintenir l’activité, même en « mode dégradé » ?
  • Comment assurer la reprise économique au travers d’un plan d’action ambitieux et innovant ?

Encourager le dialogue avec nos partenaires pour favoriser le maintien de l’activité

Dès l’annonce gouvernementale de confinement, un dispositif de mise en sécurité de l’ensemble de nos chantiers dont l’activité était suspendue, a été mis en place en lien avec les entrepreneurs. Il s’agissait à ce stade, de faire le point sur les situations propres à chaque chantier et déterminer avec nos partenaires des mesures urgentes à déployer sur le terrain pour assurer la sécurité de tous.

L’activité du BTP n’étant pas, selon la liste établie par le Gouvernement, dans un secteur « d’arrêt d’activité », très vite des échanges avec la maîtrise d’œuvre et les entreprises se sont engagées pour collaborer à la recherche de solutions solidaires pour une reprise de l’activité et contribuer à atténuer les conséquences humaines, économiques et sociales de la crise du Covid-19. Néanmoins, de grosses difficultés sont apparues tant sur le plan technique que financier, qui ont été partiellement levées (au moins pour l’aspect technique) par la publication du Guide de l’OPPBTPOPPBTPOrganisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics, le 04/04/2020.

Il nous a donc fallu identifier les points de blocage et poser un cadre de recommandations à nos équipes pour engager des négociations dans le respect de nos valeurs de solidarité et de responsabilité :

  • redémarrer les chantiers, tout en garantissant la sécurité de tous,
  • élaborer de nouveaux modes opératoires et organisation des cantonnements dans le respect du guide de l’OPPBTP,
  • évaluer les surcoûts, sans véritablement connaître la durée du dispositif et surtout comment les financer,
  • adapter les plannings d’opérations,
  • lever les difficultés logistiques des équipements individuels et collectifs de sécurité (masques, gants, gel, produits désinfectants adaptés…)
  • gérer pour les entreprises les difficultés d’approvisionnement,
  • parfois être confrontés à des oppositions de certaines collectivité pour reprendre les chantiers.

Atténuer les conséquences économiques

Au fur et à mesure des rencontres, le groupe Batigère a élaboré un recueil de bonnes pratiques permettant de préserver les intérêts économiques de chacun et de trouver sereinement des solutions pour la majorité des situations.

Bien que nous soyons nous-même impactés par ces circonstances exceptionnelles, comme l’ensemble des parties prenantes, des bases pour l’élaboration de protocoles de reprise ont été posées, intégrant des propositions pour atténuer les conséquences économiques en les adaptant à chaque situation particulière : 

  • renoncer aux pénalités de retard liées à la crise du Covid-19,
  • adapter les plannings en tenant compte des nouveaux modes opératoires en limitant la coactivité, tout en prévoyant des clauses de revoyure en cas d’allongement des mesures sanitaires,
  • faciliter les relations avec les locataires en cas d’interventions en site occupés,
  • proposer une réduction des délais de paiement par rapport aux clauses contractuelles, pour tendre vers des paiements à 30 jours,
  • examiner avec bienveillance certains postes de surcoûts supportés par les entreprises, notamment les petites structures mises en grande difficultés par l’interruption de l’activité, pour trouver une répartition solidaire de ces nouvelles charges.

A mi-mai, nous avions près de 35 % des chantiers en cours de redémarrage et une estimation proche de 80 % à fin mai.

Dans le cadre de ce plan de soutien à l’activité s’ajoutent des mesures fortes visant à poursuivre au mieux les études de projets dans un contexte « non présentiel » (faisabilité, autorisations d’urbanismes, consultations…). Nous avons adapté nos procédures internes en la matière pour que les instances décisionnaires puissent délibérer et que les signatures des documents contractuels soient assurées.

En matière de consultation d’entreprises, nos commissions d’appels d’offres ont pu être maintenues en visioconférence. Le groupe s’étant déjà organisé pour la dématérialisation des offres, une parfaite continuité de services a été mise en place pour attribuer les nouveaux marchés, permettre la délivrance des ordres de services et démarrer au plus tôt les chantiers.

Un plan de relance ambitieux (production, énergie)

À l’ensemble de ces dispositions, une réflexion sur la mise en place d’un plan de relance de l’activité a été engagé. Celui-ci se traduit par un ensemble de propositions qui s’appuie sur une série de mesures gouvernementales que nous avons identifiées pour accompagner sans attendre cette relance, et qui permettent ainsi de préserver de nombreux emplois du secteur.

Ainsi, accompagné par différentes mesures de simplification techniques, administratives, financières et fiscales, simples à mettre en œuvre, le groupe Batière pourrait produire 2 700 logements supplémentaires, portant à 10 000 logements sa production sur 3 ans. À cela, pourraient s’ajouter 1 500 logements supplémentaires mis en chantier de de réhabilitation énergétique, soit 20 % de plus que prévus.   Ce plan intègre une part significative d’acquisition d’opérations en VEFAVEFAVente en état futur d'achèvement - Contrat de vente "sur plan" pour soutenir également le secteur de la promotion immobilière touché par cette crise économique.

Des nouveaux modes constructifs

Rajoutons que cette crise nous interroge sur de nouveaux modes de conception de nos logements : accélérer la transformation digitale et organiser le logement pour favoriser le télétravail, construire moins cher et plus vite par une meilleure utilisation de la standardisation ou de la construction modulaire, renforcer encore les qualités énergétiques de nos immeubles pour réduire le poids des charges sur nos locataires.

Le sujet des mobilités douces, qui peut conduire à revoir les obligations d’urbanisme en matière de construction de parkings, onéreux à réaliser, est également à repenser. Le déploiement du télétravail qui semble se profiler sur le territoire de manière durable même après la crise, outre l’équipement du logement, pose également la question d’un développement immobilier en dehors des grandes métropoles : habiterons nous toujours demain au plus près de notre lieu de travail ? La disponibilité du foncier, son prix et souvent la qualité de vie nous obligent à reconsidérer cet aspect.

Cette épidémie sera le déclencheur de nouvelles réflexions. Gageons que ce nouvel environnement fera grandir notre modèle « d’avant crise », en levant quelques verrous administratifs, fiscaux et financiers pour construire plus vite, encore mieux et dans l’objectif de plus de citoyenneté au cœur de nos territoires.

Rubrique dirigée par Jean-Luc Berho

Rubrique dirigée par Jean-Luc Berho

La rubrique est dirigée par Jean-Luc Berho (berhoji@laposte.net), créateur des Entretiens d’Inxauseta sur le logement et l’habitat, qui auront lieu le 28/08/2020 à Bunus (Pyrénées-Atlantiques), et président de la Coopérative de l’immobilier, à Toulouse. La rubrique a vocation à mettre en exergue des avis experts sur le logement, la politique de la ville, l’urbanisme et l’aménagement des territoires, en France et à l’international.

Claude Knapik

Fiche n° 35600, créée le 16/06/19 à 15:28 - MàJ le 15/10/19 à 17:57

Claude Knapik



Parcours Depuis Jusqu'à
GIE Échanger Habiter
Président Juin 2019 Aujourd'hui
Juin 2019 Aujourd'hui
Batigère (groupe d'ESH)
Président du directoire Juin 2017 Aujourd'hui
Juin 2017 Aujourd'hui
Batigère Ile-de-France
Président 2016 à 2017
2016 2017
Erigère
Directeur général 2011 à 2016
2011 2016
Le Logement Urbain
Directeur général 2013 à 2015
2013 2015

Batigère

Fiche n° 8845, créée le 26/06/19 à 05:02 - MàJ le 19/06/20 à 01:01

Batigère

• Le groupe Batigère est composé de 6 ESH, d’une coopérative HLM, d’une Sacicap, et d’une société de logements intermédiaires. Missions : logement social, très social et accession sociale
Implantations : Grand-Est, Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur
Effectif : 1 600 collaborateurs
Parc : 90 000 logements, plus de 2 500 nouveaux logements par an
Création : 1985
Président : Nicolas Zitoli
Président du directoire : Claude Knapik
Contact : Adrien de Chadirac, responsable presse
Tél  : 03 87 39 56 20



Batigère
6, avenue André Malraux
57008 Metz Cedex 01 - FRANCE
Téléphone : 03 87 39 56 20
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Fin
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